Irlande

 

"La verte Erin" aura charmé mon cœur par ses explosions de bleus, de verts et du brun de ses tourbières.

Des pubs aux falaises, c'est une île de caractère, où les gens sont hospitaliers, respectueux, chaleureux et d'humeur festive.

Située aux avant-postes de l'Europe, l'Irlande reçoit de plein fouet toutes les houles de fond de l'océan Atlantique.

La côte est sauvage ; Hostile la majorité de l'année, elle regorge de "reefs" et "point break"* en tous genres.

Ici, seulement des embouteillages de moutons qui broutent les immenses étendues vertes des prairies et pâturages.


 

On aperçoit ce long point break où les droites* viennent s’enrouler parfaitement sur un tapis de gros galets.

On est seuls sur ce morceau de terre délaissé par les hommes. Sur la grève, un énorme phoque desséché dégage une odeur cadavérique histoire de nous rajouter une couche à l'hostilité de l'atmosphère du Donegal. Plus loin, les landes marécageuses exhibent leurs tranches de tourbe noire empilées en petits tas. Malgré l'interdiction récente de l'Union Européenne d'extirper ce drôle de compost préhistorique fait à 95 pourcents d'eau et de 5 autres pourcents de matières organiques, les Irlandais poursuivent la traditionnelle récolte qui leur permet de passer l'hiver au chaud. 

 

Le soleil se couche enflammant les montagnes.
À notre arrivée, le fameux fort d’Easky s’impose dans le décor pastel du ciel.
Sur la digue, les quelques pêcheurs jettent leurs derniers lancés avant d’être plongés dans l’obscurité.
Le lendemain, on surfe sur une mer thé noir qu'une petite rivière, infusée à la tourbe, colore d'un noir orangé.
On attrape quelques vagues avant que le spot ne se fasse envahir. 

 

The Peak est l'une des vagues les plus connues, d'une part, car elle se trouve en plein centre de Bundoran avec son étrange parc aquatique abandonné qui surplombe la côte, mais également à cause de la lutte très médiatisée contre la construction d'une marina. À marée basse, son pic en "tipi" crée une longue "gauche"* à manœuvres qui parfois, se termine en fer-à-cheval. Le reef est dessiné parfaitement et la houle vient s'enrouler avec un angle parfait révélant une vague au déferlement métronomique au rythme régulier. Les vieux loups du coin sont souvent pile à l'heure pour le meilleur moment de la marée.