Portugal

Péniche se dessine à l'horizon.

À première vue, de hauts immeubles résidentiels monochrome, gris cassent un peu l'ambiance mais sont soit à vendre, soit disponibles en tant qu'appartement secondaires.

Seuls quelques fils à linges pendent çà et là de quelques fenêtres indiquant la présence d'une pincée d'individus vivant à l'année.

On traverse quelques champs de choux et de citrouilles, les anciens ont une morphologie de petits trapus aux sourcils touffus, béret noir vissé sur la tête.

La morue séchée est étalée en quantité sur les présentoirs de poissonnerie tandis que les conserves de poulpes, de moules et de sardines, se battent la place sur tout un rayon dans la grande surface du coin.

 

 

Les planches cassées remplissent la poubelle du parking.

Les trois quart des vagues te font manger le sable sous l'explosion d'une mousse puissante qui s'élance vers le ciel.

Les gars "grab" de toute leur corpulence dans les profonds tuyaux.

On comprend mieux le niveau engagé et relâché des surfeurs et des bodyboardeurs du coin. 

On surfe plusieurs fois ici et étonnement, le banc de sable reste toujours statique, balançant continuellement sa ribambelle de tuyaux, crachant machinalement son souffle et laissant traîner sa chevelure d'écume.

On joue quelques bons coups, faisant clipser le rail sur la "trimline", se laissant recouvrir de sa masse d'eau le temps de quelques secondes avant de se faire éjecter de son souffle, le cœur encore palpitant.