Afrique du sud

2 898 km de côtes, baignées par deux océans : atlantique et indien. La nation arc-en-ciel est considérée comme l'un des pays les plus riches de la planète en matière de diversité biologique.

 Avec une population très importante de mammifères marins : baleines, dauphins, globicéphales, Et sûrement de surfeurs sédentarisés sur Jeffrey's bay aujourd'hui.

Situé dans la province du cap oriental, cet ancien petit village de pêcheurs accueillera, à la fin des années 1960 et au début des années 70, de nombreux hippies, avant de devenir l'une des zones des plus grandes destinations surf au monde. La fameuse droite de Boneyards à The Point reste là, parfaite et s'enroule indéfiniment sur un tapis de moules coupantes, lors des gros jours ou offre de jolies sections lors des petits jours. 

 

Le vent est plus fort que d'habitude mais offshore,

ce qui dessine de superbes chevelures d'embruns au-dessus des vagues.

Le décore est mystique, les nuages passent à toute vitesse au dessus de notre tête pour s'éloigner à l'horizon et former une énorme bande nuageuse d'un gris presque noir qui contraste avec le vert végétal de la mer. Sur la gauche, le soleil tente une percée, foudroyant l'horizon en deux.

Le peuple de la mer nous montre leurs dorsales pendant que l'on enfile notre néoprène encore mouillé de la veille.

 

La mise à l'eau est toujours aussi "merdique", on joue aux funambules sur moules, mais les vagues sont toujours incroyables.

À la montante, la deuxième section de vague marche du "feu de Dieu", mieux abritée du vent.

La vague creuse de plus en plus sérieusement, il n'y a presque pas de fond.

Les vraiment bons surfeurs déchirent la paroi qui s'étend sur plusieurs centaines de mètres. 


 

De gros cactus biscornus fleurissent en bord de route et des petits singes noir et blanc profitent du goudron brûlant pour se réchauffer les fesses.
Une famille de suricates brandit sur leurs pattes arrière. Reniflant de leur museau pointu l’absence de danger avant de courir comme des dératés.
On emprunte la "gravel road" qui mène jusqu’à un point d’eau marécageux où une centaine de pachydermes, aux oreilles gigantesques, se prélassent dans la boue.

 

 

Leurs grognements rauques nous plongent dans une atmosphère puissante, mi-excitante, mi carrément flippante.

Deux d’entre eux se font face, et semblent entamer un combat d’abord spirituel qui durera bien une quinzaine de minutes dans le silence, sans un mouvement, sous le regard attentif du reste du troupeau.

Les deux plus anciens se sont même interposés avant de les laisser s’entrechoquer de leurs défenses, et faisant voler la poussière sous leur poids lourd.